Les lucioles de Claire Tabouret

Très bel entretien vidéo de l'artiste Claire Tabouret par Hugo Vitrani sur Mediapart

J'aime particulièrement ce qu'elle dit sur Sebald :

Mes peintures viennent d’un manque, et c’est là que je me retrouve dans l’écriture de Sebald et son rapport à l’image. Sebald ponctue ses romans d’images photographiques qu’il met en page, des images pauvres, floues, noir et blanc… Ce manque d’information crée un désir obsessionnel, on a toujours envie d’aller au-delà, voir derrière. Sebald le fait par l’écriture, moi par la peinture. J’accumule sans cesse beaucoup d’images, et la peinture se déclenche lorsque surgit une part d’interrogation, lorsque je ne peux plus m’en débarrasser. (…) Je peins ce que je ne vois pas.
— Claire Tabouret

Très intéressant aussi, son expérience sur la mer en 2011, tandis qu'elle était en résidence à la Friche Belle de Mai à Marseille, Claire Tabouret prend la mer entre Marseille et Alger pendant des mois sans mettre pied à terre. Elle exprimera son expérience en peinture. 

À lire aussi chez Publie Net : L'espoir des spectres de Léa Bismuth (texte) et Claire Tabouret (illustration), 2013.