Mokum, publié dans la revue Nerval

Leendert Barmhartigheid (à gauche) avec Abraham et Isaac van Velzen.

Leendert Barmhartigheid (à gauche) avec Abraham et Isaac van Velzen.

Dans Austerlitz, W.G. Sebald écrit :

« …I returned to Germany at the end of 1975, intending to settle permanently in my native country, to which I felt I had become a stranger after nine years of absence. » (traduction de l’allemand par Anthea Bell, 45)

…to which I felt I had become a stranger after nine years of absence.

J’ai quitté Bruxelles pour Amsterdam il y a sept ans.

À la différence de ce qu’écrit Sebald au sujet de l’Allemagne « my native country », la Belgique n’est pas mon pays natal. Mais si je n’y suis pas née, c’est là où j’étais – avant Amsterdam. Et si un jour je dois retourner quelque part…
— début de "Mokum", texte publié dans la revue Nerval

Ce texte fait partie des nombreux questionnements que j’ai quant aux questions d’appartenance, d’identité, de notre rôle et place dans l’histoire. J’essaie notamment d’explorer les liens entre l’espace et l’histoire, et comment nous pouvons (re)trouver un espace commun même si nous ne sommes ni originaires des mêmes lieux, ni de la même époque. C’est une réflexion que je continue d’explorer à travers une série de textes sur Amsterdam, Bruxelles, Istanbul, Londres, Montréal… les villes où je vis, où j’ai vécu, où j’ai envie de vivre.

Vous pouvez lire le texte en entier sur le site de Nerval. Remerciements chaleureux à François Bon de l'avoir accueilli.