Architecture (a first glimpse)

Navigating the city looking for languages also means appreciating its architecture. There are many architectural gems in Copenhagen (just do an image search typing "Copenhagen Architecture" and you'll see). They are not all collected in this photo gallery (yet). What you see below is a few shots I took while walking in the centre mostly, so many are historic buildings. I find this city very beautiful, colourful and original without being too overwhelming. Walking here is just a pleasure.

I will continue taking more pictures during my daily walks in and out of the city. 

For now, enjoy this first gallery (click on an image to start viewing): 

Settling in: the University of Copenhagen

I arrived in Copenhagen on 17 April. I had time to settle into my new apartment in the heart of the city (thank you Airbnb!) and wander in the streets of the sunny and lively city. On Monday, I got to the university, where I am Writer in Residence until 17 May. I've been given an office to share inside the Amagur Campus of Copenhagen University. It is a gorgeous campus, very close to the city centre - a 35 minute walk from where I am. The library and many working spaces are just amazing. But more importantly, being based in the department of art and cultural studies, I have the chance to interact with excellent researchers, lecturers and students. We are currently planning a few exchange moments on a variety of topics dear to my heart, around contemporary literature, languages and comics. This is definitely my favourite part of a residency, the opportunity to learn from people working locally but also to share my own experience of the spaces I interact in. 

Here are a few pictures I took during my first visit on campus (click on the image to view the gallery):

Residency in Copenhagen

I am extremely happy to announce that I will spend a month in Copenhagen from mid-April to mid-May as part of a residency organised by Culture@Work.

The Culture@Work Project aims to develop an international platform for the circulation of artistic work and for the collaborative training of professionals in the cultural sector. It is coordinated by the Lisbon Consortium - Catholic University of Portugal, and includes the Department of Arts and Cultural Studies at the University of Copenhagen and MACBA - Barcelona Museum for Contemporary Art in its networks. 

Needless to say I feel very proud to have been selected. 

During my residency in Copenhagen, I will explore the “City in Translation”, taking languages and the city's public space as a starting point to explore how the process of translation happens and how people interact with the languages in their city. Throughout my residency, I will go on a hunt for stories behind these words and languages. 

I will also go to Barcelona on 24-25 April to talk about the work I'll do during my residency at the Circulating Critical Practices workshop .  

I am looking forward to this new challenge and will share my experience as usual here and on social media. 

Anne Herbauts : penser le livre comme on fabrique un objet

Dans la Librairie des Galleries à Bruxelles, spécialisée dans les beaux-arts et que je ne manque presque jamais de visiter lorsque je suis à Bruxelles, je suis tombée sur ce livre magnifique de Anne Herbauts : Petites météorologies. Je ne connaissais pas du tout cette auteur et illustratrice belge et suis absolument ravie d'enfin être entrée dans son imaginaire. Petites météorologies est bien plus qu'un livre ou qu'une histoire, c'est une expérience. Page après page, Anne Herbauts nous invite à être curieux et à découvrie des personnages, des objets, des moments cachés sous des petits morceaux du paysage qu'elle nous a si bien dessiné. Sous une fenêtre, un nuage, derrière un mur se cache une vie, un morceau de vie. Petites météorologies est un bijou.

Dans la vidéo ci-dessous, Anne Herbauts parle très bien de son travail et comment elle conçoit la construction d'un livre. 

Petites météorologies de Anne Herbauts, Casterman, 2006.

Extrait de Petite météorologies de Anne Herbauts. 

Anne Herbauts pense le livre comme on fabrique un objet. Entretien vidéo : 

Les lucioles de Claire Tabouret

Très bel entretien vidéo de l'artiste Claire Tabouret par Hugo Vitrani sur Mediapart

J'aime particulièrement ce qu'elle dit sur Sebald :

Mes peintures viennent d’un manque, et c’est là que je me retrouve dans l’écriture de Sebald et son rapport à l’image. Sebald ponctue ses romans d’images photographiques qu’il met en page, des images pauvres, floues, noir et blanc… Ce manque d’information crée un désir obsessionnel, on a toujours envie d’aller au-delà, voir derrière. Sebald le fait par l’écriture, moi par la peinture. J’accumule sans cesse beaucoup d’images, et la peinture se déclenche lorsque surgit une part d’interrogation, lorsque je ne peux plus m’en débarrasser. (…) Je peins ce que je ne vois pas.
— Claire Tabouret

Très intéressant aussi, son expérience sur la mer en 2011, tandis qu'elle était en résidence à la Friche Belle de Mai à Marseille, Claire Tabouret prend la mer entre Marseille et Alger pendant des mois sans mettre pied à terre. Elle exprimera son expérience en peinture. 

À lire aussi chez Publie Net : L'espoir des spectres de Léa Bismuth (texte) et Claire Tabouret (illustration), 2013. 

Tout est beau, ici

Ce soir, je suis allée voir Mais il n'y a rien de beau ici! une pièce de théâtre mise en scène par Janine Godinas, écrite et jouée par Geneviève Damas, auteure et comédienne, en compagnie de Jean-Philippe Collard-Neven, pianiste et compositeur. C'est toujours un plaisir de voir et d'écouter ces deux artistes magnifiques sur scène. 

Cette pièce m'a beaucoup touchée. D'abord parce que Geneviève est une amie qui m'est chère. J'ai découvert Koltès avec elle - elle m'avait d'ailleurs même fait chanter sur scène alors que je jouais le rôle de Marie dans Le retour au désert. Mais ce n'est pas seulement parce qu'elle m'a fait découvrir du bon théâtre ou qu'elle m'a forcé à sortir artistiquement de ma zone de confort que j'ai ressenti autant d'émotion ce soir. C'est la sincérité du texte et de l'interprétation des deux artistes qui m'ont avant tout parlé.

Nous avions joué Le retour au désert à la Fabrique de Théâtre à Frameries, une des villes du Borinage - ancien site minier qui donnait jadis du charbon à l'affleurement. 

Entre deux répétitions, Geneviève et moi avions fait du porte-à-porte dans le quartier autour de la Fabrique. Nous tentions d'inviter les voisins du théâtre à venir voir la pièce. Nous avions rencontrés un tas de gens très différents, parfois contents de nous parler, parfois beaucoup moins. Un vieil homme venait de perdre sa femme et nous avait gentiment demandé de le laisser en paix, une femme ne supportait pas les colporteurs - "mais madame nous faisons du théâtre..." VLAN la porte se referme sur nos nez, quelques sourires et claquements de portes plus tard, une famille prend notre brochure et nous dit qu'ils tenteront de venir. Cette famille était venue nous voir jouer. Père, mère et leurs enfants étaient même restés après le spectacle pour nous parler, nous remercier. Ils n'étaient jamais allés au théâtre. Je n'oublierai jamais cet échange. C'était un des moments de clarté dans ma recherche créative : ce lien avec la réalité donne un sens au travail de création, sans pour autant en enlever l'invention. 

Ce soir, j'ai de nouveau ressenti cette proximité entre la création et la réalité. 

Geneviève et Jean-Philippe sont en couple à la ville, ils vivent près de la Cage aux Ours à Schaerbeek, un quartier qui a une mauvaise réputation, parfois justifiée mais souvent exagérée. Avec Mais il n’y a rien de beau ici, ils nous racontent leur quartier à travers leurs rencontres avec leurs voisins - Jamal l'épicier, Robert le voisin sur qui ils peuvent toujours compter, le Polonais qui balance des oeufs sur la fenêtre de Jean-Philippe pour qu'il cesse de jouer au piano... Un éventail de caractères et de perspectives qui ont un point commun qui leur permet de commencer une conversation : leur quartier. Au fil des rencontres se développent - ou non - d'autres points communs - ou pas. Peu importe. C'est notre point de départ, le seul endroit d'où l'on peut avancer. 

La pièce soutient un excellent rythme, entre musique et texte, la projection sur un rideau de photographies du quartier en noir et blanc capturées par Jean-Philippe avec sa Leica ou Hasselblad, l'énergie de Geneviève et l'air parfois détaché de Jean-Philippe, forment tous ensemble un équilibre parfait dans cette recherche de l'espace -culturel- commun. Il se passe quelque chose de beau sur cette scène. Cette sincérité dans l'écriture et l'interprétation nous met face à des réalités sociologiques d'un côté et de l'autre, nous transporte dans les vies de ces personnages pluridimensionnels, avec leurs émotions, leurs valeurs, leurs envies...  

La démarche artistique de Geneviève Damas et Jean-Philippe Collard-Neven est indispensable, c'est aussi un bol d'oxygène dans l'asphyxie des discours dichotomiques "eux contre nous".   
Leur créativité s'imprègne des mondes qui les entourent et permet l'élargissement de leurs propres perspectives ainsi que de celles de leurs spectateurs.

Mais, tout est beau ici ! 

Mise en scène : Janine Godinas 
Avec : Jean-Philippe Collard-Neven et Geneviève Damas 
Assistante à la mise en scène : Anne Sylvain 
Musiques et photographies : Jean-Philippe Collard-Neven
Scénographique : Christine Flasschoen 
Eclairage : Eric Degauquier

Une coproduction d’Albertine asbl, du Festival Royal de Théâtre de Spa, de l’Atelier-Théâtre Jean Vilar et des Riches-Claires. Avec le soutien de l'Artisan du piano, des Bibliothèques Communales de Schaerbeek, du Centre Culturel de Schaerbeek, de la Ferme de Martinrou et du Centre Culturel d’Ottignies.

Journalists' Residency in Senegal

Between 1 and 9 March, I will be in Senegal to participate to a residency for cultural journalists, organised by the Waaw centre for art and design. I feel very privileged to have been accepted by the programme and am very excited to visit a country I don't know at all. 

A very good friend of mine in primary school was from Senegal, and my father had a good friend from Dakar too. Those people are my only connection to this country and I am eager to learn more. 

If I don't have the occasion to post regularly about my trip while there, I will sure write afterwards to share my experience, hopefully illustrating it with some nice pictures. 

Marseille

À la fin du mois d'octobre dernier, j'étais à Marseille. Le soleil brillait. Voici quelques images pour nous réchauffer un peu en cette fin du mois de décembre. 

#LookingforBortusk

Walking and cycling in the streets of Amsterdam, a few weeks ago I came across a little monster painted on a street utility box. I immediately took a picture to post on Instagram (of course!). Days later, I came across a few other similar characters and really started to get excited about these little monsters taking on the streets of the city. Each being signed "bortUsk" I did a simple Google search and found the artist's website: Bortusk Leer. This inspired me to start a hashtag: #LookingForBortusk (which I am currently the only one using on Instagram but...) I would love other people to join if they see any of these intriguing street art pieces. The artist has been working across the world so I'm sure we'd be able to gather a nice collection. So look around you, snap the moment and share!