Racines

Racines de Isabelle Pariente-Butterlin. Une superbe photo que je viens de croiser dans mon fil Twitter... "Racines" par Isabelle Pariente-Butterlin (ce matin encore je partageais avec Isabelle la lenteur avec laquelle je publiais sur ce blog comparé à sa productivité que j'admire tant ! "respecter son rythme... tu as raison" m'a-t-elle répondu... et je dis merci).

J'ai voulu publier cette image ici car j'ai immédiatement pensé à George Steiner.

D'abord cette notion d'enracinement dans une langue dont il parle dans Hors-Champs et que j'ai déjà cité ici mais dont jamais je ne me lasse :

Est-ce que le polyglotte, celui qui n’est pas enraciné dans une langue - ce qui est un peu mon cas - perd une certaine intimité presque organique avec ce qu’on appelle - la phrase est très dangereuse en allemand, ‘avoir son sang et son terroir’tandis que le monoglotte dit ‘voilà, je suis comme un arbre profondément enraciné et toutes les nuances de ma langue, de ma sensibilité sont entièrement celles d’une tradition, d’un certain milieu’ j’ai mes doutes.

Et cette autre citation, belle et effrayante à la fois quand on la remet dans un certain contexte historique, qu'il a souvent répétée et que je retrouve dans cet entretien de Télérama :

Les arbres ont des racines ; moi, j'ai des jambes, et c'est un progrès immense, croyez-moi !

Les racines... je vais certainement poursuivre mon exploration du sujet ici.